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Suzanne Gessner

Suzanne GESSNER : pourriez-vous nous retracer brièvement votre parcours ?

Puisque je trouve toujours un peu fastidieux les récits de vie année par année, je vais vous épargner mes croisades et je vais simplement tâcher de vous parler de ce qui a déterminé le déroulement de ce que j’ai fait. Comme beaucoup, j’ai commencé le violon assez tôt, à 5 ans, et cela ne m’a pas paru difficile. J’aimais bien ça mais j’aimais aussi beaucoup tout ce qui concernait mes études, et cela est une de mes grandes caractéristiques : j’ai toujours été autant passionnée par la musique que par les études que je faisais.

Je dois dire que j’ai eu la chance d’avoir de très bons professeurs, ce qui n’est pas négligeable dans un parcours. J’ai eu d’abord M. HAERRIG, puis Mme LEFEVRE, tous deux à Strasbourg, et Pierre DOUKAN ensuite. Assez vite la question du choix a été un gros problème car j’ai quand même continué en parallèle le violon et des études assez poussées en faculté de médecine, ce qui m’a du reste été très utile ultérieurement dans mon enseignement.

Dès lors que le choix du violon a été fait, j’ai passé des concours d’orchestre et j’ai fait partie de l’orchestre de Strasbourg avec Alain LOMBARD, puis de Bordeaux-Aquitaine avec Roberto BENZI. Tout en étant heureuse d’avoir découvert un répertoire et d’avoir vécu ces expériences de vie au sein d’un orchestre, je me suis rendue compte au bout de quelques années que ce n’était pas exactement ce que j’aimais et que j’avais envie d’autre chose.

J’ai donc passé mon CA et c’est là qu’a commencé pour moi la grande aventure. J’ai commencé un métier que je ne connaissais pas : j’avais bien donné dès 20 ans occasionnellement des cours, mais ce n’était pas réellement ce que l’on appelle enseigner. Je parle de  » grande aventure » car j’arrivai en 1976 au CNR de Nantes qui se remodelait complètement, avec un directeur (André CAUVIN) qui voulait reconstruire tout ce qui concernait les cordes. C’est ainsi que je me suis retrouvée avec une classe de … 30 débutants ! Cela a été une découverte incroyable, à la fois passionnante et très difficile, à raison de longues heures par semaine de cordes à vide et de premiers pas en tous domaines pour les élèves… et pour moi-même bien sûr.

C’était en quelque sorte une pépinière : la classe était ouverte aux enfants entre 5 et 8 ans, on les gardait en stage pour une période transitoire de 2 ou 3 mois. Le conservatoire offrant de nombreuses possibilités, les enfants qui ne continuaient pas le violon après cette période n’étaient pas rejetés mais suivaient d’autres activités. Quant aux autres, on était sûr qu’en y mettant le temps et l’énergie ils arriveraient à faire du violon mais surtout de la musique. Tous ces enfants participaient également très vite à des classes d’orchestre très bien faites, ce qui était un plus énorme dans leur motivation.

J’ai fait cela pendant 8 ans, ce qui m’a permis de suivre des personnalités très différentes dans toutes les étapes du cheminement d’un violoniste, du 1er jour jusqu’en Préparatoire Supérieur, et il y a parmi eux aujourd’hui un certain nombre de professionnels. Tout ceci m’a donné une précieuse et irremplaçable expérience. Je dois quand même dire que pendant cette période, ce qui m’a manqué, c’est de ne pas avoir pu jouer plus (je faisais un peu d’orchestre à l’orchestre de Nantes et de la musique de chambre, mais c’était insuffisant). C’est pourquoi je suis ensuite allée au CNR de Besançon où là j’avais un poste jumelé de violon solo de l’orchestre de chambre et de professeur au conservatoire.

Enseigner est passionnant mais on ne peut pas faire que ça et je regrette cette tendance à la séparation du métier de musicien de celui d’enseignant. Il me semble que ce sont deux choses interdépendantes et nécessaires l’une à l’autre. L’époque où existaient des emplois dits réservés où orchestre et enseignement s’équilibraient est hélas très loin puisque aujourd’hui on parle d’interdiction de cumul.

Je me rends compte finalement que j’ai réellement appris ce métier sur le terrain en partant de rien. Cette expérience de création de classe a été extraordinaire, j’ai appris énormément avec les élèves : il y a autant de personnalités différentes que d’élèves. Mais bien sûr il faut beaucoup de patience et de rigueur. Il faut les rendre indépendants certes, mais il faut surtout donner beaucoup.

Actuellement j’enseigne au Conservatoire Supérieur de Paris-CNR et au CNR de Boulogne-Billancourt. Au CNR de Paris je m’intéresse plus particulièrement à des enfants jeunes car j’aime à croire que l’on peut avoir des aptitudes pour le violon, le travailler extrêmement sérieusement et être quand même équilibré dans sa vie scolaire et psychologique. Le but n’est pas de former des petits génies mais de donner à ces jeunes le plus rapidement possible le maximum d’atouts car on va vers une génération qui joue de mieux en mieux, de plus en plus jeune et l’on ne peut plus s’offrir le luxe de commencer à travailler son violon à 18 ans.

Comment le violon est-il entré dans votre vie ?

La réponse est assez simple : mes frères et s�urs jouaient tous d’un instrument parce que nos parents avaient fait de la musique et que cela faisait partie de notre vie, c’était naturel.

Quels sont les temps forts qui ont marqué l’enseignement que vous avez reçu ?

Il y a eu entres autres mon séjour à l’Université de Michigan et des rencontres : des master-class faites par David OISTRAKH, des cours de musique de chambre avec Joseph CALVET ou la rencontre avec Yehudi MENUHIN qui m’a beaucoup éblouie par son charisme. Ce sont des moments marquants, passionnants et inoubliables.

Enseigner à votre tour, cela allait de soi ?

Oui, cela m’intéressait, m’attirait, sans doute par la richesse et la diversité du « matériau » et si l’objectif est toujours le même il faut emprunter des chemins toujours différents selon les élèves : c’est toujours nouveau, toujours autre chose. C’est un métier passionnant et extrêmement riche : le but en soi ce n’est pas le violon c’est la musique. Du reste un conservatoire apporte une formation complète et il me semble difficile de former un musicien en cours particuliers. On est parfois frustré de ne pas avoir plus de temps d’échange avec nos élèves. De ce point de vue, ce qui se passe en Allemagne et en Angleterre est très intéressant car l’enseignement musical n’est pas forcément professionnalisant et il forme de très bons amateurs éclairés et équilibrés qui de plus constitueront un public de qualité ; nous avons aussi à notre poste d’enseignant une responsabilité quant à la formation des publics futurs.

Le contexte musical et éducatif a considérablement changé au cours des dernières années. Comment l’avez-vous personnellement ressenti et vécu ?

J’ai ressenti un assainissement général au niveau de l’enseignement des bases du violon : il y a 25 ans on voyait des choses terriblement différentes et pas toujours excellentes, notamment dans l’installation des très jeunes élèves. Je trouve que cela s’est beaucoup amélioré, il y a une formation des jeunes professeurs qui s’est faite, et l’on voit maintenant des choses plus égales, plus saines, mieux faites, et les enseignements dispensés dans les conservatoires sont plus équilibrés (orchestre, musique de chambre, analyse, etc…). Si l’on regarde à un niveau supérieur je trouve l’évolution très positive car comme je le disais on voit des jeunes qui jouent de mieux en mieux, avec cependant un bémol en ce qui concerne les débouchés qui ne sont pas en rapport avec la qualité de la formation de cette jeune génération.

Des satisfactions, des regrets ?

La grande satisfaction c’est de savoir que certains de nos élèves sont des adultes bien dans leur peau, équilibrés et heureux de faire ce qu’ils font, de voir le chemin parcouru, et de se dire qu’on y a un peu contribué. Je n’ai pas de regrets… le seul serait peut-être de ne pas vivre assez longtemps pour faire encore beaucoup de choses très intéressantes ! Non vraiment, pas de regrets, mais je dois dire que je fais partie d’une génération qui avait  » le choix « . Aujourd’hui, les possibilités sont plus restreintes.

Les perspectives et souhaits d’avenir ?

Je voudrais des gens heureux de faire du violon mais surtout de faire de la musique et qu’on ait le temps d’enrichir les élèves tous azimuts. J’aimerais disposer de plus de temps pour que les choses s’élargissent et deviennent plus interdisciplinaires, qu’on échange davantage. Le problème c’est qu’il faut aller vite, les programmes et les concours rythment nos années, il faudrait donc pouvoir don-ner du temps au temps.

L’AmiRéSoL ou Comment s’accorder

« On voit que c’est du bon marché, il faut tout le temps l’accorder », dit le soldat, celui de l’Histoire. Dans mon histoire personnelle, m’accorder s’est révélé être une opération plus ou moins délicate ; enseigner le violon m’a souvent paru plus difficile encore : comment m’accorder avec mes élèves ? En quelques lignes, je vais essayer de faire le parallèle entre l’un et l’autre : remplacez le mot  » corde  » par le mot élève, le mot  » archet  » ou  » bras  » par le mot professeur… vous verrez apparaître alors des similitudes troublantes.
Tout commence par la qualité d’écoute : est-elle suffisamment attentive, objective, précise ? Ensuite, il est évident que la prise de contact, le point de contact, l’adhérence avec la corde sont d’une importance capitale, cruciale. Le bras droit doit imprimer une bonne direction, anticiper, avoir une sensation juste, pétrie à la fois de souplesse et de fermeté : présent sur la corde, sans dureté, précis, flexible, surtout pas flou ni flottant dans son approche. Chaque corde a la particularité d’avoir sa propre inertie, un temps de réaction plus ou moins long, une résistance qui lui est spécifique. A vide, ou avide ? Telle est souvent la vraie question. En tout cas, pour sonner dans toute leur plénitude, leur richesse, la-mi-ré-sol doivent impérativement vibrer librement ; le bras droit doit alors leur donner une solide impulsion, ne pas être trop pesant, mais aussi alors à la bonne vitesse, ajuster, trouver la pression minimale, mais nécessaire, qui conviennent le mieux au caractère de chaque corde : la finesse d’un mi, ou la profondeur d’un sol. En même temps, il s’agit de savoir s’il faut détendre ou tonifier plus telle corde ou telle autre ! Pour s’accorder, l’art de la justesse, de la justice, nécessite beaucoup de patience et d’ajustement. Il faut essayer d’être  » bien tempéré « … et souvent le bras droit doit apprendre, lui aussi : à relâcher la pression, voire quitter la corde au bon moment, en accompagnant toujours bien son geste, jusqu’au bout. Pour conclure, je vous invite à pratiquer le plus possible la résonance par sympathie : peut-être parviendrons-nous alors à un accord  » presque parfait  » entre professeurs-élèves, mais aussi entre collègues… Longue route à l’Ami Ré Sol !

Corps accords

« Soutiens ton violon Marion, arrondis ton petit doigt, ne couche pas ta main gauche, ne serre pas le pouce, le coude pas au plafond ». Et quelques minutes plus tard : « Ne crispe pas, respire, détends-toi »… facile à dire ! Je me souviens aussi de cours pendant lesquels il fallait que mon poignet soit souple sans que je sache vraiment pourquoi, et surtout, toutes les doses d’assouplissant ne venaient pas à bout de sa raideur ! D’où nous viennent ces désaccords entre notre corps et le violon qui empêchent la musique de jaillir simplement ? Pourtant, les premiers violonistes étaient aussi maîtres à danser et la spiritualité de leur pointe et talon d’archet inspirait la pointe et le talon du danseur, quant au joueur de fiddle américain ou au « violoneux » d’Auvergne, ils s’accompagnent avec leurs pieds ! La danse représente les fondements du répertoire violonistique et l’importance des notions d’espace, de temps et d’énergie est commune aux deux arts. Au passage, certains conservatoires proposent une « formation musicale danseurs », serait-il farfelu d’imaginer -pour les instrumentistes en général- une initiation à la danse ou un éveil corporel ?

Le corps a ses raisons que l’oreille et l’imagination musicale ne peuvent pas ignorer, car si l’oreille préside, c’est le bras qui concrétise : l’acuité de notre sentiment musical dépend de l’acuité de notre sensation corporelle.

Notre rôle d’enseignant est de faire en sorte que l’élève joue avec son corps et non contre lui, qu’il prenne conscience que ses muscles, son tonus, son équilibre postural sont un médiateur entre la musique qu’il a dans la tête et celle qu’il extériorise grâce au violon : notre corps est en quelque sorte un instrument dont il faut savoir jouer. Il est pourtant fréquent qu’il représente plutôt un obstacle rendant la tâche plus laborieuse. Alors bien sûr, lorsque l’on a une bonne oreille et que le désir d’exprimer est fort, on compense : un bras droit inerte peut chercher la puissance dans la main, une tête mal placée obligera la main gauche à serrer le manche etc… Mais il y a un seuil à ne pas dépasser, et c’est au professeur de l’apprécier. Le professeur imaginaire de Marion tente de soigner les symptômes un par un en donnant des indications extérieures ; peut-être devrait-il dans une démarche holistique, essayer de guider l’élève sur le chemin de la découverte de ses sensations pour que le geste juste vienne de l’intérieur. Et pour y arriver, tous les moyens sont bons : il n’y a pas de formule  » prêt-à-porter « , il faut tâtonner avec l’élève, inventer des exercices lui faisant prendre conscience d’un mauvais geste, utiliser des images appartenant aussi bien au registre tactile que visuel, auditif, voire gustatif car nous avons chacun des modes d’approche privilégiés. Il faut s’efforcer de devenir cet  » éveilleur  » dont parle Dominique HOPPENOT dans son livre  » Le violon intérieur  » (éditions Van de Velde) qu’il est impossible de ne pas citer ici.

On est loin des heures de technique que l’on se vante d’avoir fait en exhibant un furoncle rouge sous le maxillaire ou de la fierté d’une tendinite, trophée d’overdose de dixièmes bien /mal travaillées, ou encore d’une lourdeur au bras droit, récompense d’un marathon de staccato ! Nul doute qu’il faille travailler quantitativement, mais c’est à nous de donner les clés du qualitativement : sensibiliser l’élève à ce qu’il ressent, d’autant plus que cela sécurise. Un peu à l’image des sportifs qui savent qu’un mouvement compris et senti peut être visualisé et reproduit de plus en plus  » naturellement « … évidemment, le naturel ça se cultive !

Dans le corps à corps avec le violon, il faudrait avoir la sensation de n’être qu’un et entrer en résonance avec l’instrument, et même si cette impression d’unité n’est qu’un leurre, peut-être est-elle la condition permettant la concrétisation de la sensibilité de l’interprète et la transformation d’un geste technique en geste musical qui est en  » accord parfait  » avec ce que l’oreille et le cœur veulent exprimer.

Alors accordons nos violons, celui que l’on a à l’intérieur et celui qui est au bout de nos doigts. Et pour L’AmiRéSoL, souhaitons qu’elle soit l’instrument avec lequel vous pourrez vous accorder, pour que vos envies intérieures deviennent des élans moteurs

Interviews en double corde

« Comment le violon est entré dans votre vie ? » , « L’enseignement allait-il de soi ?  »

Voici deux des questions que nous avons posé tour à tour, à deux personnalités de l’enseignement du violon dans chaque Lettre. D’où le nom d’interviews en double corde. Par la suite, nous avons rencontré d’autres personnes, n’enseignant pas elle-mêmes, mais présentes dans notre sphère professionnelle : directeur, auteur, … tous ont aimablement répondu à nos questions… même quand elles n’étaient pas toujours tendres

Nous avons rencontré …
- Marie-Claude Theuveny
- Pierre Blanchard
- Maryvonne Le Dizès
- Storo Mehrstein
- Suzanne Gessner
- Jean-Pierre Sabouret
- Catherine Prada
- Francis-Paul Demillac
- Isabelle Faust
- Mimi Zweig
- Arcady Fouter
- Gaëtane Prouvost
- Mme Yamada, assistante du Pr. Suzuki
- Charles Frey
- Luc Hery
- Dr Yves Chesnet
- Françoise Granier-Beaucourt
- Alexis Galpérine
- Raphaël Oleg
- Reine-Brigitte Sulem
- Marie-Christine Millière
- Roland Daugareil
- Olivier Charlier
- Krishnan GJR Lalgudi
- Raphaëlle Des Graviers
- Josette Durivaux Leyris
- Claude Létourneau
- Jean-François Vrod
- Vladimir NEMTANU
- Agnès RETAILLEAU
- Emmanuel GAULTIER
- Ami FLAMMER
- Marie-Christine MATHIEU

Voici quelques unes de ces interviews :

Editos

Veda Reynolds, notre présidente fondatrice, écrivait en guise d’édito de la toute première Lettre : « J’ai répondu oui à la présidence de L’AmiRéSol car je pense que c’est une bonne idée ! « . Et elle n’avait pas souhaité parler d’un sujet particulier dans son édito -juste une présentation de son parcours-, mais elle avait d’entrée lancé des réflexions, à développer par les adhérents de L’AmiRéSoL…

Si un professeur monte régulièrement sur une scène, il peut faire passer un message plus vivant à l’élève car il est dans le réel.
Depuis vingt ans environ, l’enseignement du violon a beaucoup évolué en tenant compte du fonctionnement corporel en général. Le violoniste n’est plus uniquement  » des doigts qui bougent « .
Il ne faut pas confondre précision rythmique et vie rythmique.
L’élève n’est plus un vaisseau à remplir d’informations. Bien sûr, il faut l’orienter, parfois même travailler en imitation -comme les gitans- mais le plus important n’est-il pas de l’éveiller et de développer son talent personnel ? Apprendre techniquement à raisonner, développer leur sens esthétique, leur imagination, pour en fin de compte, sortir de la page !
Le phénomène de résonance me parait être un élément fondamental du son, sans pour autant dénaturer celui-ci.
L’élève peut-il choisir le type de professeur qui lui correspond le mieux à un moment précis de son évolution ? Changer de professeur …cela peut amener certains problèmes diplomatiques . A Blumington, il arrive que des professeurs  » s’échangent  » les élèves sur une période déterminée, cela fait partie de leur apprentissage. Peut-être serait-ce une perspective d’avenir ?

Certaines idées ont mené à des dossiers dans le bulletin de l’association. Depuis, d’autres adhérents ont traduit leurs questions, leur bonheur, leur inquiétude, ou leur énervement pour ouvrir La Lettre de L’AmiRéSoL, pour à nouveau échanger.

Nous reprenons ici les éditos les plus marquants.

Colmar 2010 – Apprendre le violon – comment ? Pourquoi ? et après ?

Unique association en France dédiée au violon, son enseignement et sa pratique, L’AmiRéSoL propose pour fêter ses 10 ans un week-end d’exception.

Public concerné : professeurs de violon (et cordes), élèves, étudiants de conservatoire et CEFEDEM. Contenu : Deux journées qui conjugueront conférence, pratique et formation.

Pour ouvrir ce grand rendez-vous du violon : un concert « 10 facettes du violon » avec comme invité d’honneur Patrice FONTANAROSA, qui avait répondu présent pour notre 1ère journée de master-class il y a 10 ans au CNR de Boulogne-Billancourt. Il est en quelque sorte un « parrain », symbolisant bien le sens de notre existence et de notre action auprès des professeurs de violons, et plus largement des violonistes.

POURQUOI ? Causerie de Claude Henry JOUBERT qui promet d’être pleine d’esprit.

COMMENT ? Une journée de master-class menée par Suzanne GESSNER dont on connaît la compétence, avec des élèves de la 1ère à la 10ème année de violon. Un atelier pratique très éclairant sur la façon de ressentir et d’aider à ressentir les gestes avec Evelyne ALLMENDINGER.

ET APRES ? Deux moments d’information sous forme de tables rondes : une avec des luthiers (« les changements en lutherie depuis 10 ans ») et une autre avec des institu-tionnels autour des réformes à venir (directeur, inspecteur et responsables de forma-tions diplômantes).

PLUS : Essayer les instruments des luthiers présents, avoir accès à un grand nombre de partitions sur deux stands dont les éditions DE HASKE (violon, ensemble de cordes, musique de chambre), visionner des films et découvrir l’exposition très bien pensée du Musée de la Lutherie de Mirecourt.

PETITS PLUS : Concilier l’agréable et l’utile est notre credo : comme tous les ans, nous mettrons un point d’honneur à soigner la convivialité et les repas ! Dernier conseil, comme le marché de Noël aura commencé, arrivez assez tôt le vendredi pour en profiter !

Une association, pour faire quoi, pour qui ?

Adhérer à l’association c’est faire partie d’un réseau pour échanger, faire circuler de l’info, innover ensemble grâce à des publications, un site Internet, des rencontres. Chaque adhérent a toute latitude pour faire évoluer la réflexion et les actions.

Cette année, L’AmiRéSoL crée L’AmiRéSoL Junior pour favoriser une dynamique dans les classes de violon, incitant les élèves à faire des recherches, découvrir et se cultiver sur le violon et plus largement la musique et les arts.

Pour en savoir plus, faire connaissance et rejoindre l’association :

Pour tout renseignement complémentaire contactez L’AmiRéSoL : l a m i r e s o l @ f r e e . f r Tél. 03 89 41 11 02 / Fax : 03 89 23 15 37

Les INTERVENANTS

Suzanne GESSNER effectue parallèlement à l’université, des études musicales à Strasbourg, Paris, aux Etats-Unis, Université de Michigan, Conservatoire de Chicago. A son retour en France, elle obtient le Certificat d’Aptitude à l’Enseignement du Violon et se consacre pour une large part à la musique de chambre et à la pédagogie. Après plusieurs années d’expérience dans des Conservatoires Nationaux de Région, elle intègre en 1991 le Conservatoire Supérieur de Paris – actuellement Conservatoire à Rayonnement Régional – Elle enseigne également au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en qualité de professeur assistant. C’est actuellement plus d’une centaine d’élèves qu’elle a formés (du débutant au perfectionnement) et qui poursuivent une carrière musicale. Nombre d’entre eux ont été lauréats de concours internationaux, intégrés dans des orchestres en France, Allemagne, Espagne, Italie, Pologne, quelques uns comme solistes ; d’autres encore ont obtenu le Certificat d’Aptitude à l’enseignement. Elle participe aussi à la mise en place de la réforme de l’enseignement supérieur dans le cadre de la Convention de Bologne.

Claude-Henry JOUBERT a fait, comme altiste, le tour du monde. Directeur du Conservatoire d’Orléans pendant quinze ans puis de l’Institut de Pédagogie Musicale et Chorégraphique de la Villette pendant sept ans, il a dirigé deux cent concerts d’orchestre, enseigné l’alto, le solfège et la littérature médiévale. Il a enseigné jusqu’en 2008 l’harmonie, le contrepoint et la fugue au Conservatoire de Musique et de Danse d’Aulnay-sous-bois ; il accomplit des missions de formation pédagogique en France, Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Turquie… Il est également docteur ès lettres de l’Université de Paris IV – Sorbonne Ses écrits sur l’enseignement de la musique sont une mine pour qui cherche à étayer sa réflexion, et les 400 oeuvres qu’il a composées font partie des incontournables du répertoire de l’enseignement musical actuel.

Evelyne ALLMENDINGER est diplômée en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé (AFCMD), en formation musicale des danseurs et en somathérapie. Elle enseigne l’éveil musical et corporel et intervient dans les formations professionnelles ou amateurs des musiciens, des danseurs, des chanteurs. Avec des musiciens confirmés, elle enseigne et poursuit ses recherches sur la transmission pédagogique de la transcription des codes musicaux écrits sur les partitions, en un savoir faire corporel avec ou sans l’instrument pour les transformer en une émotion sonore. Ce travail permet de trouver ou retrouver l’adaptabilité des mouvements à un ou plusieurs objectifs (pédagogique, technique, artistique, préventif etc.).

Déroulement du week-end

VENDREDI 26 novembre

Concert d’ouverture « Les Tribulations d’un violon à facettes »

Avec la participation exceptionnelle de Patrice FONTANAROSA (accompagné par l’orchestre du CRD de Colmar)

De la musique populaire au grand répertoire, de la Renaissance à aujourd’hui, les 10 facettes du violon sur scène avec des dizaines de jeunes violonistes du 1er au 3ème cycle. Deux pièces surprises seront crées à l’occasion des 10 ans de l’association. Une belle fête du violon en perspective !

SAMEDI 27 novembre

9h Accueil des participants

9h30 Claude-Henry JOUBERT (compositeur, fondateur de l’IPMC : institut de Pédagogie Musicale et Chorégraphique )

« Faut-il continuer d’enseigner le violon ? »

10h30 Suzanne GESSNER (professeur au CRR de Paris et CNSM de Paris) Master-Class

« 10 ans sur le chemin de l’apprentissage » Master-Class pour 10 Elèves de la 1ère à la 10ème année de violon.

13h Repas sur place. Possibilité d’essayer les instruments exposés, visionner les films, découvrir le stand des éditions De HASKE et de EGELE Musique (de 9h à 18h)

15h Master-Class

17h pause

19h30 Dîner au restaurant. Un moment informel et convivial pour prolonger la journée

DIMANCHE 28 novembre

9h TABLES RONDES – DEBATS

« Quelles perspectives pour les violonistes dans les 10 ans à venir ? » Les formations, les compétences demandées, les débouchés, les réformes de l’enseignement supérieur. François BOUSCH (directeur du CEFEDEM de Lorraine) Serge CYFERSTEIN (responsable de la formation diplômante au CA au CNSM de Paris) Xavier DELETTE (directeur du CRR de Paris) Marie-Madeleine KRYNEN (inspectrice de la musique au ministère de la culture)

11h pause

11h30 « Les mutations de la lutherie depuis 10 ans. » Artisanat ou commerce ? Les nouveaux matériaux. Les relations avec les violonistes, les professeurs, les parents d’élèves…

Olivier GARY (Mulhouse) – Jean-Christophe GRAFF (Strasbourg) – Jurg LEIBACHER (Colmar) -Thierry LIGIER (Strasbourg) – Willy De ROO (Nancy)

13h Repas sur place

Possibilité d’essayer les instruments exposés, visionner les films, profiter du stand de partitions du EGELE Musique.

15h Evelyne ALLMENDINGER

« La partition en 10 mouvements expressifs » Atelier (prévoir une tenue souple et son instrument). Seront abordées cer-taines qualités de gestes (lié, piqué, accent, nuances…) par une approche corporelle de la modulation du tonus musculaire.

18h Fin

A noter

En raison du caractère exceptionnel de ce week-end et de l’affluence touristique à Colmar dès le début des marchés de Noël, il fortement conseillé de s’organiser au plus tôt. Précisions sur le prospectus téléchargeable.

Descriptif et bulletin d’inscription

Les 10 ans de L’AmiRéSoL -Réservez les dates pour un week-end de rencontres festif à Colmar les 27 et 28 novembre 2010

Quand on aime on ne compte pas, mais 10 ans, ça se fête !Après avoir sillonné la France pour que les violonistes échangent et se rencontrent, nous organisons cette année notre week-end à Colmar, lieu de création (et siège) de l’association.

27 et 28 novembre 2010

Le programme est particulièrement riche et attractif cette année… Chut… Suzanne GESSNER, Evelyne ALLMENDINGER, une expo du Musée de la Lutherie de Mirecourt, des tables rondes sur les réformes à venir… et d’autres surprises que vous pouvez découvrir en téléchargeant la plaquette du colloque… sans parler de l’aspect touristique de Colmar au moment de l’Avent : attention, prévoyez de réserver vos hébergements très à l’avance.

Concert d’ouverture

à l’Eglise St Matthieu le vendredi 26 novembre en présence de Claude-Henry JOUBERT avec la participation exceptionnelle de Patrice FONTANAROSA

à bientôt !

Fini les Lettres et Bulletins qui traînent !

Voici un élégant rangement pratique et personnalisé pour les classer. Ils seront disponibles à Colmar pendant le prochain week-end (26-28 novembre 2010) et nous les proposerons au tarif de 14€. Si vous venez au week-end, pensez à le réserver car nous n’en aurons peut-être pas assez pour satisfaire la demande

Des tons vifs sur un cartonnage de qualité légèrement veiné (imitation bois) et beige. Ils sont conçus pour être rangés soit en hauteur (34cm), soit en largeur (25,5cm) et s’intégreront parfaitement sur un rayonnage de bibliothèque.

4 couleurs au choix : vert, bleu, orange, rouge.

Vous pouvez aussi les obtenir par correspondance, mais il faudra ajouter 7€50 d’envoi en colissimo.


Dans tous les cas, il suffit de nous contacter par mail (lamiresol@free.fr) et de préciser la couleur désirée.